Le compas : le cœur battant d’Haïti

Partout où des Haïtiens se retrouvent, quelqu’un finit par mettre du compas. Sa pulsation régulière, ses guitares claires et ses cuivres sont connus de Port-au-Prince à Miami, Montréal, Paris et New York.
1955 : un nouveau rythme
Le compas, qu’on écrit aussi konpa ou kompa, est créé en 1955 par le saxophoniste et chef d’orchestre Nemours Jean-Baptiste. Il part de la méringue haïtienne et lui donne une cadence régulière et facile que les danseurs adoptent aussitôt. Il l’appelle le compas direct.
Des grands orchestres au mini-jazz
Son grand rival, Webert Sicot, répond avec son propre style, la cadence rampa, et leur rivalité remplit les pistes de danse pendant des années. Dans les années 1960 et 1970, de petites formations appelées mini-jazz, menées par les guitares électriques, transmettent la musique à une nouvelle génération. Des groupes comme Tabou Combo la font connaître dans le monde entier.
Une danse à deux
Le compas se danse serré, en couple, à petits pas souples. Il a marqué d’autres styles caribéens, dont le zouk, et il continue de se renouveler avec chaque génération de musiciens, en Haïti comme dans la diaspora.






