Pétion et Bolívar : comment Haïti a aidé à libérer l’Amérique du Sud

À la fin de 1815, Simón Bolívar est un général sans armée. L’Espagne a repris le Venezuela, et il fuit d’île en île à la recherche d’une aide. Il la trouve dans la jeune République d’Haïti.
L’accueil aux Cayes
Le président Alexandre Pétion reçoit Bolívar et les réfugiés qui l’accompagnent. Haïti est alors la seule république libre de la Caraïbe : elle n’a que douze ans et elle est entourée de colonies esclavagistes.
Des navires, des armes et une promesse
Pétion donne à Bolívar de quoi repartir : des navires, des fusils, de la poudre, des vivres et des volontaires haïtiens. Il ne demande qu’une chose en retour : que Bolívar libère les esclaves dans chaque territoire qu’il délivrera. Bolívar appareille des Cayes en 1816. Cette expédition échoue ; il revient, et Pétion l’aide une seconde fois.
Ce qui en est sorti
Bolívar publie son premier décret contre l’esclavage en 1816, puis conduit l’indépendance du Venezuela, de la Colombie, de l’Équateur, du Pérou et de la Bolivie. Il appelle Pétion « l’auteur de notre liberté ». C’est l’un des chapitres les moins racontés des Amériques : la première République noire a aidé à libérer un continent.






