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Le rara : la musique de la route

· 2 min de lecture


Illustration of a Haitian street procession with a drummer, a horn player, dancers, and flags

Le rara, on l’entend avant de le voir. Un chœur grave et lancinant de trompes de bambou descend la route, les tambours en dessous, et derrière lui une foule qui grossit à chaque carrefour.

Une saison à pied

La saison du rara commence à la fin du carnaval et dure tout le carême, avec son sommet pendant la semaine qui précède Pâques. Les bandes quittent leur base à la nuit tombée et marchent des kilomètres en jouant, s’arrêtant pour saluer en musique les voisins et les notables.

Les instruments

Le cœur du son, c’est le vaksin, un tube de bambou creux qui ne donne qu’une seule note. Plusieurs joueurs, chacun avec une longueur différente, entrelacent leurs notes pour former une seule mélodie. Autour d’eux : des trompes de métal appelées konè, des tambours, des racloirs, des cloches et des tchatchas (maracas). Devant, le majò jon fait tournoyer son bâton et ouvre la marche.

Plus qu’un défilé

Le rara est né dans les campagnes haïtiennes et reste très lié aux communautés vodou. Ses chansons louent, taquinent et critiquent : une bande peut porter les nouvelles et l’opinion de tout un quartier. Léogâne est célèbre pour son rara, et les Haïtiens de l’étranger ont emporté la tradition dans des villes comme New York et Miami.

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